Des articles à tendance libertaires, et un nouveau jeu : "la révolution dont vous êtes le héros"
samedi 30 mars 2013
ARTICLE : Contre-définition du populisme
Bon, maintenant que nous avons vu la définition que Wikipédia donne à ce mot, tâchons de pousser un peu plus loin le raisonnement.
Ces groupes chercheraient la satisfaction de leurs intérêts propres et trahiraient les intérêts de la plus grande partie de la population.
Dans un système où les riches deviennent de plus en plus riches, et où les pauvres deviennent de plus en plus nombreux, ne somme-nous pas en droit de penser que la politique est faite pour promouvoir les intérêts de quelques petits groupes au détriment du reste de la population ?
Et dans ce cas, toute politique juste ne devrait-elle pas avoir pour objectif de redonner le pouvoir à la majorité malmenée plutôt que de le laisser dans les mains des "élites" ? C'est-à-dire retirer l'appareil d'État des mains de ces élites [...] pour le « mettre au service du peuple ».
Et ce sans se faire taxer de populisme ?
Il est regrettable de voir que la suite de la définition n'est qu'un sophisme partant du postulat que le dirigeant populiste propose des solutions qui appellent au bon sens populaire et à la simplicité [...] Ces solutions sont présentées comme applicables immédiatement et émanant d'une opinion publique présentée comme monolithique.
Si l’on admet cette hypothèse, sur le plan purement logique, cela signifierait que pour échapper au populisme, les politiciens doivent proposer des solutions complexes, originales et difficilement applicables à court terme.
Maintenant, et puisqu'il est parfois bon de changer de point de vue, je me contenterais de poser quelques questions :
— Dans un pays envahi ou colonisé, et gouverné par une minorité dont le seul but, une fois au pouvoir, est d'en accaparer les richesses, tout appel à la résistance et à l'émancipation doit-il être considéré comme du populisme ?
— Dans un pays où les dirigeants peuvent être renouvelés tous les cinq ans, le fait de renoncer d'office à toutes les mesures applicables immédiatement n'est-il pas un moyen pour les politiciens de fuir leurs responsabilités ?
— Prétendre que les populistes représentent la majorité, par nature moins instruite et moins organisée que les "élites" n'est-il pas une autre façon de disqualifier tous ceux qui mettraient en cause ces mêmes "élites" ?
Et puisque la révolution continue :
samedi 23 mars 2013
FICTION : La sixième République
Il aura fallu attendre une révolution, avec son lot de violence et de sang versé, pour qu'on y arrive, à croire que la Constitution française ne se réforme que dans la douleur, mais elle est bien là, la sixième république.
Tout le monde s'accordait à dire que le système bicéphale inégalitaire français était une absurdité ; deux têtes à la tête d'un pays, avec la seconde qui sert de fusible et la première qui ne rend de comptes à personne, c'était une incongruité héritée de la royauté et qui n'avait un sens qu'à l'époque où les politiciens étaient capables d'assumer leurs erreurs en démissionnant. Puisqu’ils n’en étaient plus capables, il fallait leur forcer un peu la main.
Nous voici désormais dans un système présidentiel, et non plus monarchique. Le président reste entouré de ministres, mais se retrouve responsable devant le Parlement. Le temps des premiers ministres qui sautent pour satisfaire l'opinion publique est terminé.
Les ministères ne se limitent d'ailleurs plus à des problématiques limitées, mais travaillent désormais sur des domaines plus vastes.
Aide au développement et à l'autonomie des citoyens
Place de la France dans le monde
Équilibre des forces aux intérêts contradictoires
Résolution des conflits
...
Et les ministres ne font plus les lois, comme c'était le cas pendant la cinquième République. Ils font désormais en sorte que les lois votées par le parlement soient appliquées, et pour cela, ils élaborent les règlements et débloquent les budgets nécessaires pour leur mise en oeuvre.
Le parlement a, lui aussi, été profondément réformé. Il y a cinquante députés et un nombre variable de sénateurs. Le salaire des députés est indexé sur le salaire médian des Français. Pour garder un modèle contenant une chambre dynamique et une chambre moins soumise à l'opinion publique, les députés restent élus au sein de leur circonscription et sont donc toujours responsables devant leurs électeurs (qui peuvent les forcer à démissionner sur une initiative populaire), les sénateurs en revanche sont des députés retraités (ce qui a tout de même fait baisser leur moyenne d'âge de plus de dix-sept ans) et bénévoles, accessoirement ils sont passibles de poursuites judiciaires au cas ou ils auraient des contacts avec les lobbies financiers ou industriels. Ils ne sont qu'une dizaine et vivent très convenablement, la plupart ayant pris l'habitude d'écrire des ouvrages ou de passer dans les médias pour expliquer leur politique. Depuis cette réforme, le Sénat est réellement devenu un conseil des sages.
Le plus difficile a été de casser les partis, véritables castes qui nivelaient la politique par le bas et maintenaient au pouvoir des familles dont l'influence se renforçait de génération en génération. Pour cela, il a d'abord été décidé de leur couper les vivres — plus aucun parti ne bénéficierait des subventions de l'État — et de rendre les députés plus responsables devant leurs électeurs. On publie désormais toutes leurs prises de position, facilement accessibles aux habitants de leur circonscription afin que ces derniers puissent vérifier qu'ils tiennent leurs promesses et ne se contentent pas d'obéir à leur parti. Accessoirement, un parti qui dispose d'un candidat dans une circonscription ne peut obliger un second candidat qui souhaiterait aussi se faire élire à se présenter en indépendant. Puisqu'ils avaient limité l'influence des citoyens en les obligeant à choisir entre quelques doctrines simplistes pendant la cinquième République, on comptait obliger les partis à se réformer en leur imposant la diversité de l'intérieur.
Et puisque la révolution continue
Tout le monde s'accordait à dire que le système bicéphale inégalitaire français était une absurdité ; deux têtes à la tête d'un pays, avec la seconde qui sert de fusible et la première qui ne rend de comptes à personne, c'était une incongruité héritée de la royauté et qui n'avait un sens qu'à l'époque où les politiciens étaient capables d'assumer leurs erreurs en démissionnant. Puisqu’ils n’en étaient plus capables, il fallait leur forcer un peu la main.
Nous voici désormais dans un système présidentiel, et non plus monarchique. Le président reste entouré de ministres, mais se retrouve responsable devant le Parlement. Le temps des premiers ministres qui sautent pour satisfaire l'opinion publique est terminé.
Les ministères ne se limitent d'ailleurs plus à des problématiques limitées, mais travaillent désormais sur des domaines plus vastes.
Aide au développement et à l'autonomie des citoyens
Place de la France dans le monde
Équilibre des forces aux intérêts contradictoires
Résolution des conflits
...
Et les ministres ne font plus les lois, comme c'était le cas pendant la cinquième République. Ils font désormais en sorte que les lois votées par le parlement soient appliquées, et pour cela, ils élaborent les règlements et débloquent les budgets nécessaires pour leur mise en oeuvre.
Le parlement a, lui aussi, été profondément réformé. Il y a cinquante députés et un nombre variable de sénateurs. Le salaire des députés est indexé sur le salaire médian des Français. Pour garder un modèle contenant une chambre dynamique et une chambre moins soumise à l'opinion publique, les députés restent élus au sein de leur circonscription et sont donc toujours responsables devant leurs électeurs (qui peuvent les forcer à démissionner sur une initiative populaire), les sénateurs en revanche sont des députés retraités (ce qui a tout de même fait baisser leur moyenne d'âge de plus de dix-sept ans) et bénévoles, accessoirement ils sont passibles de poursuites judiciaires au cas ou ils auraient des contacts avec les lobbies financiers ou industriels. Ils ne sont qu'une dizaine et vivent très convenablement, la plupart ayant pris l'habitude d'écrire des ouvrages ou de passer dans les médias pour expliquer leur politique. Depuis cette réforme, le Sénat est réellement devenu un conseil des sages.
Le plus difficile a été de casser les partis, véritables castes qui nivelaient la politique par le bas et maintenaient au pouvoir des familles dont l'influence se renforçait de génération en génération. Pour cela, il a d'abord été décidé de leur couper les vivres — plus aucun parti ne bénéficierait des subventions de l'État — et de rendre les députés plus responsables devant leurs électeurs. On publie désormais toutes leurs prises de position, facilement accessibles aux habitants de leur circonscription afin que ces derniers puissent vérifier qu'ils tiennent leurs promesses et ne se contentent pas d'obéir à leur parti. Accessoirement, un parti qui dispose d'un candidat dans une circonscription ne peut obliger un second candidat qui souhaiterait aussi se faire élire à se présenter en indépendant. Puisqu'ils avaient limité l'influence des citoyens en les obligeant à choisir entre quelques doctrines simplistes pendant la cinquième République, on comptait obliger les partis à se réformer en leur imposant la diversité de l'intérieur.
Et puisque la révolution continue
samedi 16 mars 2013
ARTICLE : après la guerre économique, l'occupation financière.
Les dictateurs n'ont jamais hésité à se retourner contre leur peuple quand ce dernier ne se pliait pas à leur volonté souveraine, ce week-end, à Nicosie, le monde de la finance suit leur exemple.
Les détails n'ont pas encore été arrêtés, mais une chose est sûre : alors qu'il est désormais impossible (ou très difficile) de vivre sans compte en banque, une taxe va être appliquée sur les dépôts des épargnants. On pourrait trouver ce revirement de l'histoire amusant. Le système capitaliste qui malmène la propriété privée alors que cette notion lui a permis de lutter contre son principal rival, le système communiste ; personne n'y aurait cru il y a dix ans à peine. Mais à y regarder de plus près, cet événement a quelque chose d'inquiétant.
D'abord, parce qu'elle dévoile une connivence entre les banques, les États et la troïka. Pour faire simple, l'État prend l'argent que les citoyens ont sur leur compte en banque en échange d'une aide qui sera donnée aux banques par la troïka. Comme cet argent est supposé payer une partie de la dette ainsi contractée (et donc rembourser la troïka), cela signifie que les résultats auraient été les mêmes si les banques avaient directement ponctionné les sommes sur les comptes de leurs clients. C'est donc un accord conclu entre tous les partis en présence pour dépouiller des citoyens...
Et ils ne s’attaquent pas à n’importe qui, mais, seulement aux plus démunis. Les grosses fortunes, dont les économies sont investies dans des fonds de pension ou dans l'immobilier, seront moins touchées. Quant à ceux qui disposent d'une fortune en actions ou en obligations, on ignore encore s'ils seront concernés. Comment, en effet, taxer un produit qui n'a qu'une valeur virtuelle tant qu'il n'est pas revendu ou arrivé à terme ?
Ceux qui vont souffrir seront ceux qui, parce qu'ils n'en ont pas les moyens ou l'envie, ne participent pas pleinement au système financier qui les spolie. À ce stade, on tombe dans la logique qui a été appliquée par tous les dictateurs qui, de Pol Pot à Bachar El Assad, se sont attaqués à leur peuple : "Ceux qui ne sont pas pour moi sont contre moi !"
Dans la zone euro, nous voilà prévenus : ceux qui le peuvent doivent investir pour se tenir à l'abri des coups du monde de la finance, et les autres n'ont plus qu'à courber l'échine et accepter de financer le système qui les aliène.
Au final, nous devons admettre une certaine réalité : la guerre contre le monde de la finance a été perdue et nous vivons désormais sous sa domination. L'empire qui règne sur une grande partie du monde pas américain ou européen, il est financier.
Et parce que, aujourd'hui encore plus qu'hier, la révolution doit être pensée :
Et parce que, aujourd'hui encore plus qu'hier, la révolution doit être pensée :
samedi 9 mars 2013
ARTICLE : Comment être féministe quand on n'est pas une femme ?
En ce lendemain de la journée des droits de la femme, la question se pose d'elle-même. Étrangement, il est plus facile de se revendiquer "gay friendly" quand on est hétéro ou antiraciste quand on est blanc que de s'avouer féministe quand on est un homme... et pourtant, ces cas ne sont pas si différents.
Ou plutôt, ils ne l'étaient pas. À l'époque où Public Enemy chantait du rap anti-blanc et où Têtu défrayait la chronique, toute sympathie affichée envers ces mouvements provoquait souvent des commentaires agressifs destinés à faire comprendre aux progressistes qu'ils devaient choisir un camp, et que s'ils ne choisissaient pas celui de la majorité, ils passaient à l'ennemi.
Et pour comprendre ce phénomène, il faut prendre un peu de hauteur afin de profiter d'une vision d'ensemble, en particulier sur ce qui motive les mouvements égalitaires.
En effet, lorsque l'on fait partie d’un groupe opprimé, on apprend vite deux choses :
Ou plutôt, ils ne l'étaient pas. À l'époque où Public Enemy chantait du rap anti-blanc et où Têtu défrayait la chronique, toute sympathie affichée envers ces mouvements provoquait souvent des commentaires agressifs destinés à faire comprendre aux progressistes qu'ils devaient choisir un camp, et que s'ils ne choisissaient pas celui de la majorité, ils passaient à l'ennemi.
Et pour comprendre ce phénomène, il faut prendre un peu de hauteur afin de profiter d'une vision d'ensemble, en particulier sur ce qui motive les mouvements égalitaires.
En effet, lorsque l'on fait partie d’un groupe opprimé, on apprend vite deux choses :
- La première, c'est que ce pour quoi on ne lutte pas, on ne l'obtiendra pas.
- La seconde, c'est que si on réclame l'égalité, la majorité tergiversera toujours afin d'en donner moins.
Autrement dit, pour lutter contre le racisme, il faut des Malcom-X, pour lutter contre le machisme, il faut des Femens et pour lutter contre les gouvernements oppresseurs, il faut des Ravachol.
Mais sur ce champ de bataille, comment peut se placer celui qui n'est victime d'aucune discrimination ? En tant que blanc, et au demeurant presque quadragénaire, suis-je crédible en levant le poing en l'air, en défilant torse nu ou en m’adonnant à des activités de sabotage ?
C'est l'une des plus belles impostures du système que d'avoir réussi à nous faire croire que seuls les jeunes et les opprimés avaient le droit (et encore, sans dépasser certaines limites) de lutter contre leurs oppresseurs. Les dirigeants divisent pour mieux régner, mais chaque homme et chaque femme en mesure de déterminer ce qui est juste de ce qui ne l'est pas se trouve en mesure de lutter pour que les choses s'améliorent. Après, chaque résistant a le choix des armes ; mettre le feu à une poubelle, créer WikiLeaks, devenir président du Vénézuéla, ce sont là des manières très différentes d'oeuvrer pour la justice, et dans cette guerre qui nous oppose à des oppresseurs en costume, quand ce n'est pas à des CRS en uniforme, le seul paramètre à prendre en compte pour choisir nos armes afin d'imposer un monde plus juste ne saurait être notre âge, notre sexe, notre orientation sexuelle ou la couleur de notre peau, mais seulement les opportunités qui nous sont offertes.
L'homme qui a eu honte de son pays et a envoyé à WikiLeaks plus de 250 000 télégrammes ne s'est pas demandé s'il oeuvrait pour tel ou tel camp, il a fait ce qui lui semblait être juste au moment où cela lui a semblé le plus opportun (à ce sujet et pour mémoire, François Baroin, porte-parole du gouvernement français, déclarait : « j'ai toujours pensé qu'une société transparente, c'était une société totalitaire », ce qui en dit long sur la capacité du système à se réformer depuis son sommet).
Donc, pour revenir au sujet de cet article, je conclurai de la sorte : « Être féministe, pour un homme, c'est respecter les mouvements féministes qui se battent pour l'égalité, et profiter de chaque opportunité pour promouvoir et renforcer cette égalité. » Dans ce sens, poster des blagues salaces sur Facebook ou offrir une rose à une femme parce que c'est le huit mars n'est pas seulement une faute de goût, c'est un acte de collaboration.
Et puisque la révolution continue :
samedi 2 mars 2013
ARTICLE : La gouvernance par le doute
Les apôtres du libéralisme sans limites et les économistes néoclassiques sont catégoriques, dans une situation de concurrence pure et parfaite, les marchés s'auto-régulent et toute intervention extérieure ne fera que perturber l'équilibre général.
Leur théorie, séduisante sur le papier, n'est d'ailleurs pas très éloignée de certaines théories libertaires. C'est pourquoi sur l'échiquier politique américain, on trouve des « hippies de droite » qui s'opposent à toutes les interventions de l'État et qui prônent une dérégulation maximale afin d'atteindre, par tâtonnements successifs, cet équilibre qui permettrait à chacun de payer les choses à leur juste valeur.
Revenons maintenant sur les cinq conditions nécessaires à la concurrence pure et parfaite.
— Très grand nombre d'acheteurs et de vendeurs.
— Homogénéité des produits.
— Transparence de l'information.
— Libre entrée et sortie sur les marchés.
— Libre circulation des facteurs de production.
On peut voir que les industriels et les politiciens ont tout fait pour faire que ces conditions soient réunies... toutes sauf une.
L'Europe telle qu'elle est en oeuvre actuellement n'est qu'une machine à augmenter le nombre d'acheteurs et de vendeurs, à homogénéiser les produits et à libérer les marchés et leurs facteurs de production. Mais il y a une chose sur laquelle les politiciens n'interviennent pas, et c'est celle qui est la plus facile à manipuler par les industriels. Je parle bien sûr de la transparence de l'information.
Désormais, et alors que nous avons accès aux autoroutes de l'information, la désinformation est devenue la règle dans de nombreux domaines.
En politique d'abord, puisque le fameux « les promesses n'engagent que ceux qui les tiennent » n'est plus un cri de rage, mais un constat amer. Actuellement, nous n'avons plus à choisir entre la gauche et la droite, mais entre les mensonges de la gauche et ceux de la droite. Alors certes, les mensonges de la gauche continuent d'avoir ma préférence parce qu'ils me donnent bonne conscience, mais cela ne résout en rien les problèmes du pays.
Et le pire dans tout cela, c'est qu'entre le cynisme de droite et le clientélisme de gauche, tous les électeurs sont convaincus que les mensonges de ceux de leur camp valent mieux que les politiques de ceux du camp d'en face... Pendant ce temps, les politiciens ne pensent qu'à se remplir les poches (ou à remplir celles de leurs amis).
Mais les politiciens ne sont pas les seuls à mentir. Les industriels ne reculent devant aucune contre-vérité pour nous exploiter toujours un peu plus. Que ce soit en prétendant être au bord de la faillite pour obtenir des baisses d'impôts ou en mettant du minerai de cheval dans des lasagnes de boeuf, ceux dont l'objectif avoué est de s'enrichir toujours plus ont depuis longtemps compris que c'était en disant n'importe quoi qu'ils vendraient tout à n'importe qui (souvenez-vous du « les docteurs fument des Lucky). Et pour être franc, on ne peut même pas faire semblant d'être surpris. Depuis le temps que tous les prix augmentent, sauf ceux de la malbouffe, on aurait dû comprendre qu'ils nous faisaient manger de la m***. Depuis le temps que les multinationales s'enrichissent de par le monde, on sait qu'elles pourraient payer plus d'impôts.
Et maintenant, les scientifiques s'y mettent. Des gens qui ont des doctorats sont capables de dire que les OGM pourront résoudre le problème de la fin dans le monde pendant que d'autres prétendent que ces mêmes OGM amèneront une catastrophe alimentaire. Même le réchauffement climatique, dont nous percevons les effets dans notre vie quotidienne, est remis en cause par des docteurs supposés sérieux. Les adjuvants à l'aluminium présents dans les vaccins s'avèrent fatals à de nombreux individus, mais continuent d'être considérés comme indispensables.
Mais ce qui me choque le plus, dans tout cela, c'est qu'à chaque fois qu'un scandale éclate, on peut se dire : « Bien sûr, c'est leur boulot de faire un maximum d'argent. Comment pouvait-on espérer mieux ? » Et c'est sur ce point que je voudrais terminer cette chronique : on ne peut pas espérer mieux. Nous sommes à l'époque de la gouvernance par le doute. Savoir si la CIA était au courant des attentats du 11 septembre ou si Findus savait qu'il y avait de la viande de cheval dans ses lasagnes n'a pas beaucoup d'importance. L'important pour nos dirigeants, c'est que nous soyons conscients qu'aucune information qui nous est fournie n'est fiable. Alors nous pourrons continuer de douter pendant qu'ils continuent de nous exploiter.
Heureusement, la révolution continue :
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